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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 00:23

A grand renfort de communication, voire de propagande (mais on s’y était habitué…) le gouvernement annonce qu’enfin des mesures sont prises pour l’accompagnement scolaire du soir dans les écoles élémentaires classées ZEP (zone d’éducation prioritaire).

 Ce que le gouvernement oublie de dire, c’est que ce type d’accompagnement existe déjà dans bon nombre de communes, dont Mainvilliers. Après avoir proposé à l’Education nationale de prendre en charge le soutien scolaire du soir actuellement mis en place par la Ville de Mainvilliers, l’Inspection Académique avoue ne pas être en mesure d’organiser cet accueil (!). Vous avez dit effet d’annonce ?

 La municipalité a décidé de poursuivre l’organisation des ateliers du soir, mais la logique voudrait que l’Etat en assure dorénavant le financement. Or, la encore, la Ville n’a reçu aucune assurance que ce sera bien le cas… On s’aperçoit qu’entre les effets d’annonce et la réalité du terrain, il existe un certain écart, pour ne pas dire un grand écart !

 Ces effets d’annonce non suivis d’actes concrets masquent une réalité tout autre. Loin de défendre le principe d’une éducation efficace et adaptée au rythme de chaque enfant, le gouvernement actuel poursuit « l’œuvre » Chiraquienne qui n’a d’autre objectif que de réduire au maximum les effectifs de l’Education nationale, jugée trop coûteuse. Il faut bien aujourd’hui trouver des sources de financement pour combler le « trou » dans les finances publiques provoqué par le « paquet fiscal », autrement le gros cadeau consenti pat Monsieur SARKOZY aux plus aisés des contribuables…

 A Mainvilliers, les effets de cette politique menée par la droite se font sentir : la neuvième classe de l’école Emile Zola a été fermée par l’Education nationale en 2006, sous prétexte que 20 élèves par classe à l’époque n’étaient pas suffisants. Aujourd’hui, à 26 par classe, les enfants ne peuvent étudier de manière à optimiser leurs chances de réussite. Or l’école Emile Zola scolarise des enfants issus d’une zone urbaine sensible, ce qui nécessiterait un accompagnement plus individualisé. On voit bien là les effets désastreux de la politique d’appauvrissement, voire d’abandon de l’éducation de nos enfants menée par la droite depuis plusieurs années !

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