Plusieurs observateurs (dont récemment La République du Centre du 1er octobre) renvoient dos à dos le Président de l’agglomération et les élus de Lucé et
Mainvilliers.
Il y a pourtant d’abord une évidence compréhensible par tous : pour l’instant, l’agglomération a fait « main basse » sur l’argent des lucéens et des mainvillois ; et il s’agit quand même d’environ 870 000 euros annuellement (plus de 5,7 millions de francs) : une vraie arnaque !
Pourquoi ceci est-il possible ? tout d’abord parce que seul le Président de l’agglomération peut réunir la CLECT, commission chargée d’évaluer le montant à reverser aux communes de Lucé et Mainvilliers ; conséquence : le Président peut faire traîner la procédure ! Ensuite parce que la décision de cette commission doit être validée par la majorité qualifiée des 7 conseils municipaux de l’agglomération (1) : ceci a permis au Président (et à sa majorité politique) de redonner à Chartres l’argent des chartrains (783 614 euros réévalués à 856 169 euros) et peut lui permettre de ne pas le redonner aux lucéens et mainvillois (828 435 réévalués à 868 390 euros).
De toutes façons, nous sommes déterminés à ne lancer les travaux que si l’agglomération nous a redonné notre dû (soit, répétons le, environ 870 000 euros tous les ans à partir de cette année 2008). En effet, compte tenu de notre expérience passée (2) , le simple bon sens nous oblige à ne commencer les travaux que lorsque l’argent sera effectivement reversé !
Bien évidemment, sur ce sujet comme sur les autres, nous répondrons à toutes vos questions.
(1) : la majorité qualifiée est atteinte dans notre agglomération lorsque 5 conseils municipaux (sur 7) représentant plus de 50% de la population de l’agglo
ou 4 conseils municipaux représentant plus de 2/3 de la population de l’agglo sont d’accord. Dans la configuration actuelle, si les trois conseils municipaux de Chartres, Luisant et Le
Coudray s’opposent au reversement des 870 000 euros , les mainvillois et les lucéens ne retrouveront pas leur argent (au moins d’ici la fin de ce mandat !).
(2) : Ainsi la promesse faite par le Président Gorges de nous verser 200 000 euros par année entre la fermeture des Vauroux et l’ouverture du nouveau complexe n’a pas été tenue; l’enjeu ? 800 000 euros (4 fois 200 000 si l’on estime que le nouveau centre aquatique ouvrira ses portes fin 2009) ! De quoi financer 20% des travaux à réaliser !
précision complémentaire: En ce qui concerne la longueur des délais pour aboutir au choix des travaux à faire et à la désignation des entreprises, celle-ci est tout simplement la conséquence de l’application des textes régissant ce type de procédure.
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