Monsieur le Président,
Permettez-moi de vous faire part de nos interrogations et de nos inquiétudes.
Quand je dis interrogations et inquiétudes, elles émanent non seulement de cette assemblée, mais également, du hameau de Seresville et au-delà.
Mais auparavant, je souhaite vous dire l’état d’esprit dans lequel nous sommes.
En effet, comme pour chaque grand dossier que nous avons eu à traiter en partant même du parking cœur de ville jusqu’à cette station d’épuration, je dois dire et faire savoir que nous toujours d’accord sur le constat. C’est toujours après que ça se gâte.
Le Parking cœur de ville, oui il en fallait un mais après l’étude du PDU qui aurait étudié l’ensemble de la circulation de l’agglomération et, après sans doute la réalisation de parking relais.
Le complexe Aquatique, oui les piscines vieillissantes et peu modernes imposaient que l’on réfléchisse à un équipement de ce type mais la localisation de ce dernier imposait également qu’il soit sans doute moins cher pour que l’on puisse conserver un lieu de baignade à l’ouest de l’agglomération.
Et pour ne pas allonger, j’en arrive de suite à la Station d’épuration qui, et c’est souhaitable doit remplacer celle existante dont la limite d’âge est atteinte.
Pour mémoire, nous avions voté avec vous la reconstruction dans sa première version.
Mais pourquoi donc nous ne sommes jamais d’accord avec vous à la fin ?
Mais venons en à nos doutes et interrogations.
Tout d’abord, Il y a-t-il vraiment urgence pour voter cette délibération ?
En effet, dans le projet de convention, on peut lire page 53 que si la DUP n’est pas adoptée, il y aura abandon du projet. Dans ce cas à titre d’indemnisation, la société VEOLIA toucherait 2 000 000 €, Ne serait-il pas plus prudent d’attendre l’avis du préfet ?
Sur le projet même, à l’annexe 3 page 17, on peut y calculer le nombre d’équivalent habitant avec une perspective pour 2040.
On arrive avec les industriels à un total de 144 276 E/H les effets de pointe avec une station moderne seront moindre d’autant que la bassin tampon est justement là pour réguler donc………..
Toujours dans l’annexe 3, on peut y lire qu’effectivement, on ne transportera plus les boues à St Aubin (au passage je me réjouis pour eux) mais on transporte les boues et autres produits (non définis) de 13 autres stations plus d’autres encore à venir ça, Monsieur le Président c’est la résultante du choix d’une station énorme facilement négociable et en tous les cas ce n’est pas le choix dicté par un souci de développement durable.
Dans le même esprit, on rappelle page 53 de cette annexe qu’il existe à Lèves un déversoir dans l’Eure en cas de problème.
Page 65, est posé le problème de l’aspiration des fumées d’Orisane au niveau de la Step curieusement, Véolia n’apporte pas de réponse.
A Lèves ; on s’inquiétait, il se fut un temps pour les risques liés au méthane, On peut lire à l’annexe 6-2a page 10 « Le poste de relèvement (donc à Lèves) est un lieu dans lequel des atmosphères dangereuses peuvent se former »
Dans le chapitre filière boue, on insiste sur l’intérêt du bio gaz (à Seresville bien évidemment) et on nous explique calmement que l’on va avoir un gazomètre de 800 M3 à côté d’un incinérateur à deux lignes de four
Toujours dans la partie Filière boue, Véolia insiste sur l’idée de développement durable pour la diminution du coût d’exploitation et vous voudriez que pour ça, nous choisissions le projet le plus cher avec le coût d’exploitation le plus élevé (environ 20% dus à la consommation d’énergie)
De plus, nous retirons des terres agricoles pour y cultiver du bio carburant c’est justement contraire au principe du développement durable.
Enfin, Monsieur le Président, je souhaite que nous regardions de plus prêt le principe de traitement de l’air, ce procédé existe ailleurs et la corrosion est telle que moins d’un an après, les manomètres sont trop corrodés pour fonctionner correctement.
Oh bien sûr, je ne me fais pas d’illusion quant à la perception que vous avez de mes propos, vous allez me dire qu’une nouvelle fois nous n’y comprenons rien et que surtout nous ne sommes pas des spécialistes. Par avance, laisser moi vous dire qu’effectivement nous ne sommes pas des spécialistes mais que les détecteurs de vitesse du vol AF447 étaient aussi construits par des spécialistes. Je ne jette la pierre à personne, je ne prévoie aucune catastrophe, je dis simplement que tant que les hommes seront uniquement des hommes, il y a toujours de la place pour l’erreur ou l’omission.
Mais heureusement, il reste aussi une place pour l’espoir, car malgré ce que nous subissons (encore ce soir !) nous persistons à croire en la démocratie.
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