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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 18:44

Quelques mots avant d’écouter notre hymne national, moment officiel et solennel de cette matinée festive et avant de fêter ce 14 juillet le verre républicain à la main...

 

Quelques mots donc pour vous saluer toutes et tous (du moins celles et  ceux que je n’ai pas pu saluer individuellement) et vous féliciter et remercier d’être présents aujourd’hui marquant ainsi votre attachement  aux valeurs de notre république et donc également à celles de la démocratie.

 

Nous fêtons donc aujourd’hui le 220 ème anniversaire de la prise de la bastille.

 

A Mainvilliers, nous sommes comme vous le savez, très attachés à marquer notre attachement aux principes de notre république, principes réunis dans notre devise républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » devise à laquelle a été ajouté de fait en 1905 le principe de laïcité.

Nous voulons surtout ainsi participer à transmettre de génération en génération cette fibre républicaine et démocrate qui a sans cesse besoin d’être entretenue.

 

Nous le faisons à notre façon en s’adressant tout particulièrement à nos jeunes mainvillois à qui nous avons proposé de nouveau ce matin un spectacle principalement destiné aux enfants.

 

Après ce temps qui n’était pas seulement récréatif mais également culturel et éducatif, je vous propose cette année quelques mots sur notre histoire de France précédant le 14 juillet 1789.

 

Comme toujours, un fait de l’importance de la révolution française a des causes multiples. Compte tenu de l’actualité économique et sociale, il m’a semblé aujourd’hui souhaitable de vous en livrer quelques unes.

 

La France était fortement endettée : en 1788, la dette représentait 50% du budget.

Tout le monde convient au niveau du sommet de l’Etat qu’une réforme fiscale est nécessaire mais … cette réforme mettrait à contribution les aristocrates privilégiés et les capitalistes fonciers, soutiens politiques du pouvoir royal qui préfère donc emprunter la voie de la libéralisation du prix des grains.

Ceci intensifie la hausse des prix du blé provoquée par de mauvaises récoltes dues à des saisons plus rigoureuses.

Le pouvoir se décide à faire une réforme fiscale mais les ordres privilégiés la contestent en se présentant comme porte-parole de tout le royaume.

Les états généraux sont convoqués avec un tiers état comptant autant de membres que la noblesse et le clergé réunis. Un espoir nait alimenté par les idées réformatrices dites de « l’esprit des Lumières » et par la toute récente déclaration d’indépendance des Etats Unis d’Amérique.

Mais le pouvoir royal reste au final persuadé que l’ordre des choses doit se perpétuer et cherche à vider l’assemblée du tiers état de sa réalité (de sa substance). Des régiments composés de mercenaires étrangers sont rappelés autour de Paris.

C’est le renvoi du ministre réformateur Necker qui déclenche la réaction populaire et la prise de la bastille.

 

Ce bref rappel de faits historiques des années précédant l’année 1789 m’incite à terminer mes propos de la même manière que l’an passé, dans la mesure où ceux-ci m’ont paru peut-être encore plus d’actualité cette année que l’an dernier :

 

Je vous disais donc l’an dernier que le principe de liberté veut par exemple qu’il n’y ait pas de grand écart entre le discours et les actes pour ce qui touche aux droits de l’homme.

 

Je vous disais aussi que le principe d’égalité veut par exemple qu’on ne facilite pas l’enrichissement de quelques uns mais que l’on mette en œuvre une politique qui favorise la réussite de tous.

 

Je vous disais enfin que le principe de fraternité veut par exemple qu’il ne soit justement pas seulement mis en œuvre entre les forces de l’argent et le pouvoir politique.

 

Je confirme cette année ces propos et vous invite maintenant à écouter notre hymne national joué par les citoyens musiciens de l’harmonie de Mainvilliers  dirigée par le citoyen Philippe Germond et présidée par le non moins citoyen Benoit Lunel.
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