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L’article de l’Echo Républicain du 6 décembre nous paraît être l’exemple même de ce que l’on peut entendre par « le poids des mots, le choc des photos ». Mais qu’en est-il en terme d’information ?
Le poids des mots :
il est écrit que « les visiteurs étrangers au quartier ne sont visiblement pas les bienvenus » alors qu’en fait les deux seules agressions de ces dernières semaines (une verbale et l’autre par un jet d’une pierre) l’ont été vis à vis de deux journalistes. Ces agressions sont inadmissibles. Mais cela ne signifie pas que tout étranger au quartier ne peut y venir !
Il est indiqué que « l’omerta semble s’être installée sur le centre des acacias » parce qu’un commerçant n’a pas répondu à la demande d’interview d’un journaliste : il pouvait être absent ! Ou n’avait pas envie de répondre au journaliste … ce qui est son droit … cela n’autorise pas à parler « d’omerta » !
En prime le titre « les habitants redoutent les représailles ». Un souci de rapporter fidèlement la situation aurait du conduire pour le moins à « Des habitants redoutent les représailles » puisque le journaliste n’a eu l’avis que de quelques personnes (deux commerçants et peut-être un ou deux riverains). Et, si ce titre devait être maintenu, ne pouvant méconnaitre ses effets dévastateurs sur le quartier, une information donnant ce que risque un délinquant ne serait-ce que menaçant une personne de représailles aurait été la bienvenue.
Le choc des photos : elle est « glauque » (les deux photos de l’article précédent … aussi !) et la légende n’est pas en accord avec la photo. S’il parait évident que cela entraine nécessairement une stigmatisation du quartier (de ses habitants dont les jeunes dans leur ensemble en particulier) … et de l’autre centre commercial, on a peine à voir dans cette photo la réalité actuelle journalière de ce quartier.
En ce qui concerne l’information : ¾ d’une page de journal est remplie par de l’information préalablement donnée alors que ces faits ne sont plus d’actualité depuis plusieurs semaines.
Au final, cet article donne l’impression que le centre commercial est à tout moment de la journée un espace de non droit. En conséquence, il incite la population à ne plus s’y rendre ; or c’est justement comme ça que l’on crée les zones de non droit. Nous savons au contraire qu’il faut que la population réinvestisse les lieux. Pour ne plus laisser l’espace à ceux qui auraient l’intention de s’y réinstaller pour en être les maîtres. L’article risque fort d’induire une action en sens inverse…
En conclusion, pour nous, la création de fantasmes initiés par ce genre d’article conduit à conforter la situation qu’il veut dénoncer. Et comme, nous avons mis et mettons encore énormément d’énergie pour que l’on vive ensemble à Mainvilliers y compris sur ce centre commercial, nous ne pouvons qu’avoir l’impression (pour ne pas dire la certitude) que cet article annule une grande partie de notre action qui elle, n’a pas été développée : aucun-e élu-e de la ville n’a été questionné-e afin qu’on puisse donner notre vision. Nous aurions pourtant pu répercuter ce que nous rapportent nos policiers municipaux qui patrouillent à pied régulièrement (deux fois par jour en moyenne) sur ce quartier et cela aurait contribué à avoir une vision plus complète et juste de la situation actuelle.
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